Le 2 août, nous prîmes le train à Vigo jusque Saint-Jacques de Compostelle où nous arrivons à midi. Las, notre hôtel n'accepte les arrivées qu'à partir de 14h00. Nous avons donc deux heures à tuer. Le temps de marcher de la gare au centre de la vieille ville, nous cherchons un coin tranquille avec un banc afin de pouvoir se reposer, poser mon gros et lourd sac à dos et surtout manger.

Nous trouvons finalement cet endroit miraculeux dans une ville curieusement très peu fournie en bancs, du côté de l'église San Martin Pinario. Nous mangeons en face de sa belle façade baroque.

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(Eglise San Martin Pinario)

Nous trouvons ensuite notre hôtel, situé aux abords de la vieille ville, où nous déposons nos affaires. Puis nous nous mettons en route pour une balade dans la ville, un peu au hasard à vrai dire, sans plan pré-établi en tout cas.

Inévitablement, irrésistiblement, nous sommes attirés par la praza de Obradoiro, où se dressent les deux tours archi baroques de la cathédrale. Juste une petite digression pour les hispanisants qui seraient perturbés par l'utilisation du mot "praza"; il ne s'agit pas d'une erreur et en espagnol on écrit bien "plaza", mais Saint-Jacques, La Corogne ou Vigo sont en Galice et la langue galicienne y est très fortement encouragée et utilisée. Fin de la digression.

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(Tours de la cathédrale)

Mais sur cette place, qui forme un ensemble exceptionnel, il n'y a pas que la cathédrale, même si c'est vers elle que l'on porte d'abord son attention. En face se trouve la mairie néoclassique de la ville, tandis que tout un côté de la place est fermé par l'hôtel des Rois Catholiques. Fondé, comme son nom l'indique, par les Rois Catholiques (Isabelle de Castille et Ferdinand d'Aragon), il s'agit à l'origine d'un hôpital pour les pélerins de Compostelle. Il remplit encore aujourd'hui sa fonction mais envers les pélerins très à l'aise financièrement car il est depuis devenu un parador. Ceci dit, les dix premiers pélerins qui arrivent chaque jour dans la ville se voient offrir des repas gratuits dans cet hôtel très luxueux. Au passage, si vous souhaitez en savoir plus sur le pélerinage de Compostelle dans l'histoire, je vous renvoie à l'excellent article de Philippe Conrad sur le site du voyagiste Clio: http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/le_chemin_de_saint-jacques.asp

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(Hôtel des Rois Catholiques)

Face au parador se trouve le collège de San Jeronimo avec son beau portail roman du XVe s (ce qui est un peu étonnant avouons-le).

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(Collège de San Jeronimo)

La cathédrale quand à elle, malgré ses impressionnantes tours baroques est en fait une église tout à fait romane dans son architecture intérieure, nous nous en apercevrons le lendemain lors de notre visite.

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(Cathédrale)

Cette belle façade de l'Obradoiro est nantie d'un escalier non moins superbe, au-dessous duquel se trouve une crypte que nous visiterons le lendemain.

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(Escalier de la cathédrale)

Plus loin, sur le mur du collège de Fonseca, nous apercevons une version un peu ancienne de la conseillère d'orientation. A peine plus aléatoire et moins antipathique que la plupart desdites conseillères d'orientation.

Le principe étant de se fermer les yeux, se placer dos à "l'arbre de la Connaissance" et pointer, au pif bien sûr, un des domaines de connaissance qui pousse sur cet arbre. Et d'ensuite suivre la filière...

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(Arbre de la Connaissance)

Le collège de Fonseca en question est un édifice renaissance de 1522 , abritant aujourd'hui l'équivalent local du rectorat. On peut y entrer pour admirer le joli cloître.

Plus loin, à la sortie de la vieille ville, on peut se balader agréablement dans le parc de la Alameda où nous sommes accueillis - ou presque - par les deux Marias, deux vieilles femmes du quartier qui avaient l'habitude de se promener quotidiennement dans le parc avec des habits colorés et un maquillage outrancier. La ville leur a rendu hommage par une statue.

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(Les deux Marias, Parc de la Alameda)

La ville regorge de petites églises, de jolies maisons et de détails intéressants. Vers 19h00, nous nous approchons du monastère de San Payo de Antealtares, dont mon guide me signale que les bénédictines qui l'occupe sont réputées pour leurs pâtisseries et leurs vêpres chantées à 19h30.

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(San Payo de Antealtares)

Le monastère, du côté qui donne sur la cathédrale, est un immense bâtiment à la façade un peu monotone dont toutes les fenêtres sont grillagées, peut-être pour éviter que les nonnes ne fassent le mur...

Nous arrivons près d'une entrée d'église, ou du moins, cela y ressemble. A l'intérieur, tout est fermé et un écriteau nous dit que pour acheter des pâtisseries il faut frapper à la porte. Avant que nous ne fassions quoi que ce soit de ce genre, voilà une bonne soeur qui, sans nous dire un seul mot, nous fait signe de nous barrer parce qu'elle ferme. Un accueil des plus charmants...

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(San Payo de Antealtares)

Au final, un peu plus loin, nous trouvons l'église où en effet, les vêpres sont chantées (et très bien) par la douzaine de soeurs du monastère. Vêpres qui ont beaucoup tendance à s'éterniser, même bien après que le curé se soit changé et ait déserté l'église.

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(San Payo de Antealtares, intérieur de l'église)

Nous finissons la soirée au café Casino, un bon café-restaurant pas hors de prix installé, comme son nom l'indique, dans l'ancien casino de la ville. Le décor fait beaucoup pour le charme du lieu.

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(Café Casino)

Nous consacrons la journée du lendemain à une découverte plus en profondeur de Saint-Jacques, malgré la fièvre et les soucis hérités d'huîtres sans doute pas assez fraîches mangées à Vigo. Nous commençons par la cathédrale de Saint-Jacques, devant laquelle une foule dense fait la queue. Evidemment, les connards qui gèrent la cathédrale ont dû trouver que la ville en faisait trop pour ces maudits pélerins qui ne rapportent pas beaucoup d'argent, et donc interdisent aux gens qui portent des sacs à dos (mais pas les femmes avec des sacs à main, allez comprendre!) d'entrer dans la cathédrale. Mais tout est prévu, car 100 mètres plus bas se trouve une consigne pour les bagages... Ben tiens. Un truc qui dit clairement: connard de pélerin, tu dépenses trop peu sur ton chemin et dans la ville, en plus on ne peut même pas te faire payer l'accès à la cathédrale, alors crache au moins un peu pour déposer tes bagages. A la consigne, deux jeunes américains m'auront au moins fait rire en se demandant si dans cette ville il était gratuit de s'asseoir sur les bancs.

Bref. Malade, fiévreux et énervé, je retrouve ma douce énervée dans la cathédrale.

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(Entrée de la cathédrale, portail das Platerias)

Puisque nous sommes à l'intérieur, qu'en plus il y a une messe, puisque nous en avons bavé pour entrer, nous en profitons en y restant bien longtemps. Notre patience ne sera pas vaine, puisque, à la fin de la messe de midi, l'encensoir géant (1,5 mètre de haut, 53 kg), le botafumeiro, est balancé le long de la croisée du transept. Pour ce faire, il est manipulé par huit hommes costauds. Et nous avons eu de la chance, car il s'agissait de l'été et d'une année jacquaire. Le reste du temps, c'est un évènement rare.

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(Et on commence à le balancer...)

Tout le monde en parle de ce fameux encensoir, tout le monde dit que c'est incroyable de le voir en action... Et il faut bien reconnaître que c'est particulièrement impressionnant de voir se balancer un truc aussi gros attaché seulement par des cordes qui paraissent bien faibles, et prendre de la vitesse et de la force jusqu'à quasiment toucher les voûtes romanes. Un moment hors du commun.

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(Et on évite d'esquinter les voûtes, merci...)

Une fois la messe achevée et la foule un peu moins dense, nous visitons la cathédrale. Autant que vu mon triste état de forme, je n'en ai pas profité tout à fait comme il se doit.

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(La bête au repos)

L'une des parties remarquables de la cathédrale, le portique de la Gloire, était hélas en travaux et plein d'échaffaudages. Il s'agit d'un portail réalisé par le Maître Matéo au XII et qui annonce déjà le gothique en Espagne. Cet artiste est largement évoqué dans le musée de la cathédrale. Ce portail est l'ancienne entrée de la cathédrale avant que ne soit construite la façade baroque actuelle.

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(Détail du portique de la Gloire)

Je finis la visite de la cathédrale dans un état un peu second (et pourtant elle est belle et intéressante), puis nous en sortons en début d'après-midi pour manger un morceau qui me remet un peu d'aplomb.

Nous retournons ensuite vers San Martin Pinario, qui est à la fois un ancien monastère devenu séminaire et une église devenu un musée très intéressant et avec l'immense avantage d'être ouvert pendant la pause de l'après-midi (en plus d'être peu cher).

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(Eglise San Martin Pinario)

Cette jolie église, en partie baroque, en partie néo-classique, abrite quelques éléments de grande qualité, à commencer par l'immense retable du choeur, datée de 1730. Les stalles qui se trouvent juste derrière sont du XVIIe s. et sont également remarquablement travaillées. Très proches dans le style, les stalles de la cathédrale St-Jacques se trouvent à l'étage (là où se situe l'ancien coro de l'église). Elles ont été restaurées à San Martin Pinario et y sont demeurées depuis. Elles datent du tout début du XVIIe s. et témoignent d'une iconographie riche et d'un goût décoratif très fin.

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(Stalles de la cathédrale)

Les différentes salles du musée présentent ensuite pas mal de pièces d'art religieux, quelques manuscrits, des gravures (en évoquant l'imprimerie du lieu notamment). Et puis aussi, rangées avec cohérence mais témoignant de goûts très disparates, des collections de pharmacie, d'oiseaux empaillés, ou scientifiques.

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(Salle dédiée à la pharmacie sur les chemins de Saint-Jacques)

Le second musée de la journée est celui de la cathédrale. Nous visitons d'abord la crypte située sous le portique de la Gloire. La crypte en question n'a pour seule utilité que de soutenir ledit portique. Malgré quelques chapiteaux ornés et une présentation multimédia peu maniable sur les instruments de musique joués par les anges du tympan, ce n'est pas une partie très fascinante.

La suite est bien plus intéressante bien qu'une partie de la muséographie soit vieillote. On débute par une collection lapidaire issue de fouilles liées à la cathédrale. Les très beaux chevaux de l'Epiphanie par exemple, qui conservent une partie de leur polychromie, donnent une idée de la cathédrale dans sa splendeur du début du XIIIe s.

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(Chevaux de l'Epiphanie, musée de la cathédrale)

Toute une salle, avec présentation vidéo, explique le travail d'archéologie expérimental qui a abouti à la proposition de reconstitution du coro construit par Maître Mateo à la fin du XIIe s.

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(Essai de reconstitution du coro roman de la cathédrale)

L'on monte ensuite jusqu'au beau cloître du XVIe s. Les salles qui y sont attenantes abritent une bonne partie du trésor.

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(Cloître de la cathédrale)

Là se trouvent des pièces superbes dans un désordre et une absence de rangement raisonné assez dingue. Des objets de toute nature, de toute époque et de toute qualité se côtoient assez anarchiquement.

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(Croix d'Ordoño II, 1060-1063)

Ce retable en albâtre et en bois est assez remarquable, outre sa qualité et son état de conservation, par son histoire: il a en effet été apporté en offrande à Saint-Jacques au XVe s. par un pélerin anglais (sans doute fortuné) venu de l'île de Wight.

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(Retable de la vie de Saint-Jacques, travail anglais, Offert par John Goodyear en 1456)

Nous montons ensuite d'encore un étage, ce qui nous mène dans des salles qui donnent sur la place de Obradoiro où, en l'occurence, ce jour-là, des scouts fous hurlaient. J'espère que ce n'était pas des chants religieux, auquel cas, brâmant comme ils le faisaient, moi à la place du bon Dieu, je te les foudroyait sur place. Ou alors ils allaient se transformer en scouts-garous, je ne sais pas.

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(Troupeau de scouts enragés cernés de touristes inquiets)

Les deux pièces majeures dans les salles de cet étage sont, de mon point de vue, tout d'abord l'exceptionnel et gigantesque oriflamme que l'archiduc Don Juan d'Autriche arborait à la célèbre bataille de Lépante en 1571 et qu'il a ensuite offert à Saint-Jacques de Compostelle en remerciement de la protection accordée par l'apôtre matamore.

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(Oriflamme de Don Juan d'Autriche à Lépante, photo centrée sur l'aigle bicéphale autrichien)

Et ensuite les tapisseries dont certaines sont issues de cartons du jeune Goya.

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(Tapisserie d'après carton de Goya, fin XVIIIe s.)

Enfin nous sortîmes de ce beau musée et, alors qu'il était presque huit heures du soir, nous allâmes faire la queue encore bien longue pour accéder derrière et sous l'autel du choeur de la cathédrale pour voir la statue de l'apôtre dans le retable et sa tombe dans la petite crypte au-dessous. Les deux sont plus impressionnants par la ferveur qu'ils suscitent que par autre chose mais il n'est pas inintéressant de s'aventurer dans cette partie de la cathédrale où l'on repère, si l'oeil est attentif, de petits détails sympathiques.

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(En allant vers la tombe de l'apôtre, Chapiteaux habités)

Nous assistons ensuite, à deux pas de la cathédrale, à une cérémonie assez potache figurant l'enterrement d'un saxophone, accompagné par de nombreux jeunes musiciens qui jouaient un truc assez pénible à écouter à vrai dire, dans le genre "musique concrète". On les retrouvera un peu plus tard, dans l'église du musée galicien. Et ils nous casseront les oreilles de façon cette fois très impestive avec ce même genre de musique inécoutable.

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(Paix à son âme)

Le lendemain (4 août), nous changeons d'air et partons vers La Corogne où nous passons la journée.

Je précise, histoire de ne pas passer abruptement à la suite, que chaque jour à Saint-Jacques - ville vraiment bénie - nous achetons la partie fruitière de notre casse-croûte au marché couvert. Ce qui est un luxe que nous n'avions pas vraiment eu jusqu'à présent et que nous trouvâmes avec délectation, menacés que nous étions du scorbut! Qui plus est, ce marché, en particulier le jeudi, est particulièrement typique, avec un bon nombre de femmes des environs qui viennent vendre leur petite production. Produits frais (et goûteux) garantis.

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(Marché da Abastos, un jeudi matin)

Ce même jeudi, nous partons en escapade pour quelques heures à la découverte de Lugo.

Comme nous sommes rentrés assez tôt de Lugo, nous décidons d'en profiter pour visiter à Saint-Jacques le musée du peuple galicien. Sans bien savoir ce qui nous attendait dans ce musée à vrai dire.

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(Montée vers le musée du peuple galicien)

Eh bien, ce musée installé dans l'ancien couvent de Santo Domingo de Bonaval propose, outre un très joli cadre, une collection ethnographique locale très variée, didactique et de qualité. Ce qui, dans le monde très disparate des collections ethnographiques, n'est pas mal !

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(Cloître du musée)

La visite de l'église, qui plus est au son des pénibles cuivres qui klaxonnaient plus qu'ils ne jouaient, n'était pas la partie la plus intéressante, à l'exception notable, dans une petite chapelle, d'un micro-panthéon rassemblant quelques galiciens illustres. En vrac une poétesse, un homme politique, un géographe, etc... Intéressant à voir pour comprendre comment une population en manque de reconnaissance s'est cherché, au début du XXe s., des héros à admirer.

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Le reste du musée, hormis des collections de peintures commises par des artistes locaux et le plus souvent sans rien de folichon, est intéressant.

Une bonne partie s'attarde sur les métiers locaux, des plus habituels au plus insolites, comme celui de tailleur d'ivoire.

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(Les outils du tailleur d'ivoire)

Une autre partie, très vaste et bien fichue, est consacrée à l'habitat. A grand renfort de photos, de panneaux explicatifs et de belles maquettes, on comprend un peu mieux les particularités de l'habitat en Galice et leurs différences locales liées au milieu (côte, montagne, etc).

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(Hameau galicien traditionnel)

C'est réellement passionnant et vraiment fin: certaines maquettes poussent le détail très loin et ont dû nécessiter des centaines d'heures de travail. Rien n'est oublié.

Dérivant des questions liées à l'habitat, une section est évidemment consacrée aux horreos, ces curieuses constructions qui pulullent dans la campagne de Galice et des Asturies. Ces greniers à grains et à toutes sortes d'autres trucs sont typique de ces régions humides de l'Espagne et avait pour but de protéger les réserves des rongeurs. Leurs différents matériaux et formes sont détaillés.

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(Maquettes d'horreos. En bois au premier plan, en pierre au second)

Quelques espaces détaillent les éléments liés à la religion, aux étapes de la vie, aux jouets d'enfants. Parmi les fêtes importantes, il y a le carnaval, dont de beaux costumes sont présentés.

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(Costumes de carnaval)

L'élément exceptionnel du musée, outre ses collections, réside dans l'escalier hélicoïdal, très déstabilisant.

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(Escalier hélicoïdal)

Une belle section s'attarde sur les instruments de musiques locaux traditionnels, comme des sortes de cornemuses, des vielles et d'autres à bases de matériaux spéciaux: coquilles saint-jacques, écorce, etc...

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(Biniou galicien)

Enfin, une partie dont l'installation n'est visiblement pas encore achevée totalement, sont présentés des costumes traditionnels et des éléments de techniques artisanales (tissage, filage, céramique, etc)

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(Costume féminin)

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(Métier à tisser)

Enfin, dernière section, plus originale encore, celle consacrée à la mer et à la pêche, très importante dans la région.

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(Navire de pêche)

Nous qui sommes assez étrangers au monde marins, nous y avons appris pas mal de choses, en particulier sur les techniques de pêche.

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(Tableau des nasses pour la pêche aux crustacés)

Ici aussi, de belles maquettes complètent utilement les explications et remplissent un rôle didactique précieux.

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(Construction d'un bateau)

Encore quelques petites choses sur divers petits métiers (le réparateur d'assiettes qui place de grosses agrafes dans de la porcelaine par exemple) et la visite de ce passionnant musée s'achève là. Il s'agit d'un des plus beaux et plus intéressants musées d'ethnographie européenne que j'ai visité, avec celui d'Innsbrück vu l'an dernier et qui se plaçait sans doute encore un niveau au dessus.

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(Je suis content de ma photo, alors je la mets sur mon blog)

Il est tard quand nous sortons du musée et après un bon repas, notre dernière journée à Compostelle s'achève au parc de la Alameda, qui offre une très belle vue sur la ville et sa cathédrale. Nous y retrouvons, assis sur un banc, l'étrange bonhomme à lunettes croisé à Pontevedra.

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(Attendrait-il Godot?)