Nous quittons ce matin-là Caernarfon assez tôt. Après une petite vingtaine de minutes de bus, nous voici débarqués à Llanberis, point de départ pour notre ascension du Snowdon, point culminant du Pays de Galles à 1085 m. d'altitude. Cette montagne est située au sein de tout un massif très découpé qui occupe la pointe nord-ouest du Pays de Galles. L'ensemble du massif constitue le parc national du Snowdonia, premier parc créé au Royaume-Uni et l'un des plus vastes.

Gare de train vers Snowdon

(Gare de Llanberis vers le Mont Snowdon)

 

L'avantage des montagnes pas trop élevées, c'est qu'elles offrent souvent des paysages spectaculaires pour un effort plutôt limité. Nous avons prévu de randonner sur les pentes de cette montagne, mais seulement pour en faire la descente. Pour la montée, nous ferons comme 300 000 personnes par an, nous emprunterons le monorail à crémaillère qui nous amène à 50 m. du sommet en une quarantaine de minutes et ce depuis 1896.

Montée vers le Snowdon (5)

(Début de l'ascension)

 

Quelques explications nous sont dispensées pendant la montée, un peu comme dans les bus touristiques. Cela n'intéresse pas grand monde, plus occupé à regarder défiler le paysage, tout d'abord fait d'arbres et de vigoureux ruisseaux. Puis, à mesure que l'on s'élève le long des pentes, on découvre un pays d'enclos de pierres, semées de fermes éparses.

Montée vers le Snowdon (8)

(Paysage agricole gallois typique)

 

Sur les chaumes règnent les moutons, les herbes sèches courbées par le vent, les murets de pierres qui s'effondrent tout doucement, les obstacles caillouteux qui dépassent abruptement des prés et les vieilles fermes dont il ne reste que les murs.

Montée vers le Snowdon (14)

(Chaumes)

 

Peu à peu l'herbe se fait plus rase et les moutons plus rares. Dans les recoins à l'ombre, l'on frôle des congères de neige tassée qui se refusent à fondre. Les pierres occupent de plus en plus d'espace dans les prés et l'on surplombe de façon de plus en plus impressionnante les étroites vallées et leurs lacs. Enfin, l'on débarque dans grand bâtiment de béton : le terminus du train. Nous sommes au sommet, enfin presque. Nous nous orientons quelque peu dans cette station qui comprend un café-restaurant et une boutique de souvenirs et de cartes de rando. Une fois que la foule des passagers du train est montée faire sa photo au sommet et commence à revenir vers la station (le train reste une demi-heure au sommet avant de redescendre et beaucoup de voyageurs se contentent d'un aller-retour de ce genre), nous entamons notre propre grimpette vers le sommet, matérialisé par une table d'orientation installée en haut d'une sorte de cairn.

Le sommet

(Le sommet du Snowdon)

 

Du sommet, malgré une légère brume, la vue est époustouflante. Les jours de très beau temps on peut apercevoir l'Irlande paraît-il. Nous on voit la mer et l'île d'Anglesey, c'est déjà pas si mal.

Station du sommet (2)

(Vue depuis le sommet)

 

Nous nous préparons alors à notre petite randonnée de descente. Le sentier "Pyg track" que j'avais repéré préalablement nous semble un peu trop facile. Nous optons alors pour le "Miners track", un peu plus long, plus ardu mais aussi plus intéressant on le verra. Il nous ménera notamment le long de deux lacs dont le premier, le Glaslyn est supposé être celui où repose Excalibur, l'épée légendaire du roi Arthur. J'avais oublié de le signaler: la matière arthurienne ayant une grande partie de son origine au Pays de Galles, les lacs, montagnes et forêt de ce pays regorgent de légendes liées au roi de Bretagne et à ses chevaliers de la table ronde. Et particulièrement dans cette vaste région de montagne autour du Snowdon, montagne sacrée dès l'époque celtique.

Lac Glaslyn, où gît Excalibur

(Le lac Glaslyn, vers lequel nous descendons)

 

Le début du chemin est très facile. Peu pentu, il longe la crémaillère du train et nous permet d'entrevoir les paysages dans lesquels nous allons crapahuter.

Le train redescend

(Ligne de train à crémaillère)

 

Cette crète par exemple, qui mène au Crib-y-ddysgl (2nd plus haut sommet, 1075 m.), nous la longerons par le petit chemin en zig-zag que l'on aperçoit sur la photo (cliquez pour agrandir). Mais certains parcourent l'échine de cette crète à pieds, voire en petite foulée comme nous vîmes un homme le faire : nous le croisons au début de notre descente, il court vers le sommet. Et cinq minutes plus tard, il nous double, toujours en courant mais en descendant cette fois. J'aime bien la montagne, mais il y a des limites...

Arête du sommet

(Crète et sentiers "pyg track" et "miners track")

 

Nous ne sommes qu'au début du parcours et ce n'est que le début du plaisir de se laisser surprendre par la géologie tourmentée des lieux, ce qui renforce l'impression formidable laissée par cette montagne. Et ce qui donne de belles photos.

Le relief du chemin

(Paysage du Snowdon)

 

 L'ensemble du massif était à l'origine un grand système volcanique de type caldeira. L'aspect très minéral du lieu porte la marque de ce volcanisme intense et de ses rejets de matières. Cela explique aussi la riche géologie du lieu, largement exploitée par l'Homme depuis l'époque romaine au moins, mais sans doute depuis le Néolithique. Nous en verrons quelques traces. 

Relief

(Paysage du Snowdon)

 

Nous contournons un monolithe qui marque le début du sentier de randonnée et  entamons donc la descente avec le zig-zag plutôt raide.

Descente vers le lac Glaslyn

(Miners track)

 

C'est au début de ce chemin pentu que nous tombons sur ce vieux poteau bien éclaté, dans lequel les randonneurs ont visiblement pris l'habitude d'insérer une pièce de quelques pences. Un peu ridicule, mais pourquoi pas.

Curieuse tradition (2)

(Curieuse "tradition")

 

Nous suivons un chemin finalement assez facile pendant quelques temps, surveillés par ces sommets aux noms impossibles où s'accrochent des résidus de la neige de l'hiver dernier : Snowdon certes, mais aussi Crib-y-Ddysgl, Crib-goch, Y Lliwedd.

Snowdon (5)

(Sommet du Snowdon)

 

Nous atteignons, à mi-pente avant le lac Glaslyn, le premier élément qui témoigne directement de la forte anthropisation de cette montagne. Il s'agit de cette zébrure profonde en plein milieu d'un sol gris-bleu. C'est en réalité une ancienne carrière d'ardoise que les hommes exploitaient pendant la belle saison. En contournant un peu la fissure, on peut pénétrer à l'intérieur de ce qui se révèle être un boyau étroit au sol jonché d'éclats d'ardoise.

Carrière d'ardoise

 


C'est en déambulant dans cette gorge aux parois parfaitement verticales que l'on s'imagine la difficulté de la vie des mineurs qui venaient ici gagner leur vie, installés dans une maigre maisonnette dont on aperçoit les ruines un peu plus loin. Malheureusement il est impossible de poursuvire plus loin dans le boyau, car le fond est bloqué par un énorme bloc de neige qui fond petit à petit sous le beau soleil de ce mois de mai.

Dans la carrière (3)

(Ainsi fond fond fond...)

 

Mais comme le chemin ensuite paraît fort simple à suivre et presque trop facile, il faut que Louise, dans un élan de crapahutage sauvage, décide de s'aventurer au travers de la montagne, pour descendre vers le lac en traçant hors de tout chemin. Le "passage" qu'elle découvre tant bien que mal est une successioon de roches rondes, usées et glissantes, et d'herbe plutôt humide et très glissante aussi. Bref, cela me rebute et je tente ma chance dans un autre "passage" plus rocheux mais qui va, j'en suis sûr, mieux convenir à mon âme de chamois qui porte un sac à dos.

Relief (2)

(Monter, descendre, ça glisse pareil)

 

Mal m'en prends, le passage des roches est tout sauf un passage. Au début, on est content, on saute presque de rochers en rochers. Puis, on se trouve dans des passages impossibles, avec des arètes tranchantes, des petits ruisseaux qui vous trempent le cul et rendent la surface très dangereuse, des a-pic de quelques mètres seulement certes, mais qui sont bien suffisants pour se rompre les os.

Lac Llyn Llydaw (4)

(Vu de là, ça ne semble pas très compliqué)

 

En somme, j'ai sérieusement galéré dans ce coin-là. Les passages de marche, cela allait encore. Mais les passages où j'ai dû me risquer à l'escalade étaient beaucoup moins amusants. Mais bon, j'ai assuré, à mains nues et sac au dos. Le pouvoir de Sainte Catherine Destivelle était en moins ce jour-là!

Ce que j'ai descendu à mains nues

(Vu de là, je suis content d'être arrivé au bas)

 

Ignorant chacun les galères qu'a enduré l'autre, nous finissons par nous rejoindre au bord du lac Glaslyn. Et c'est là que nous sentons, après tant d'efforts et de luttes, l'âme des chevaliers de la Table Ronde et d'Excalibur qui traîne au fond du lac. En fait, nous sentons surtout l'âme de Perceval (le Gallois) et Karadoc : il fait faim. Nous mangeons donc dans ce superbe décor pour reprendre un peu de forces.

Lac Llyn Llydaw (6)

(Au bord du lac Glaslyn)

 

Plus que la trace des légendes arthuriennes, c'est celle de l'extraction minière qui se lit dans le paysage autour du lac. En l'occurence ici c'est de cuivre dont il s'agit. Des trous percent de loin en loin la roche au pied desquels se trouvent des sortes de mini-terrils de caillasses rougeâtres.

Ancienne mine de cuivre (2)

(Traces de mines de cuivre)

 

Un peu partout au bord du chemin, on croise quelques petits murs, seuls traces qui demeurent de maisons bâties pour les mineurs et autres personnages qui travaillaient à extraire les différentes richesses de la montagne. Dans une petite rigole, nous croisons l'un des rares animaux - hormis les oiseaux - que nous verrons. C'est d'ailleurs surprenant de voir ce monde, si longuement et anciennement fréquenté par l'homme, devenu aujourd'hui un espace presque exclusivement minéral.

Petite grenouille et ses tétards (2)

(Petite grenouille et ses tétards)

 

Une fois dépassé le lac Glaslyn, le "Chemin des mineurs" ne présente plus aucune difficulté et se trouve même par endroit comme pavé par de grosses pierres. Bien qu'il nous reste encore un bon bout de chemin, le plus dur est fait. Avant de partir, nous ne savions pas bien à quel degré de difficulté nous attendre. Pour être honnête, n'importe quel marcheur correct qui suit le bon chemin n'a aucun problème. Je connais dans les Vosges des sentiers bien plus ardus.

Chemin (3)

(Miners track, secteur empierré)

 

Nous croisons encore tout de même sur notre chemin deux autres lacs, donc le très grand Llyn Llydaw. C'est directement au bord de ce lac que se trouve les ruines d'un très grand bâtiment construit en pleine pente. Sur le moment, nous nous demandons bien de quoi il s'agit. Nous pensons à un ancien monastère, mais c'est comme si quelque chose clochait dans l'architecture.

Ruines d'un bâtiment (2)

(Ancienne usine de cuivre)

 

Nous sommes en effet loin du compte. En fait de bâtiment religieux, il s'agit d'un lieu lié à l'extraction minière dans le secteur. Difficile, même en cherchant sur le net, de trouver l'usage exact, à priori une usine de transformation du cuivre pour en faciliter le transport. En tout cas, sa présence ici n'est pas étonnante : tout proche d'un lac glaciaire dont le nom veut dire "lac breton" car au XIXe s. bon nombre de mineurs étaient des Bretons du continent venu chercher un avenir meilleur par ici.

Ruines d'un bâtiment

(Ancienne usine de cuivre, intérieur)

 

Aujourd'hui ce lac sert surtout, outre son rôle touristique, à la production hydroélectrique grâce à une canalisation forcée.

Lac Llyn Llydaw (7)

(Llyn Llydaw)

 

Un peu plus loin, on tombe sur d'autres ruines, qui témoignent de l'activité d'élevage très extensif. Il n'y a en effet plus que les ruines d'une ancienne bergerie. Les moutons et les chèvres eux, sont toujours là.

Ancienne bergerie (3)

(Ruines d'une bergerie)

 

C'est ainsi que nous parvenons au terme de notre chemin sous l'agréable soleil qui ne nous quitte pas depuis le début de notre séjour gallois. Nous voici rendus au col de Pen-y-Pass où nous récupérons un bus pour notre prochaine étape : Betws-y-Coed, village au coeur du parc naturel dont la vocation semble être de servir de base à tous les randonneurs du secteur.

Parc national de Snowdonia

 

Arrivés à Betws-y-Coed, nous nous mettons en quête de notre pension, que nous trouvons sans trop de mal. Betws-y-Coed ne manque pas de charme. C'est une toute petite ville qui s'organise autour de deux rues perpendiculaires à la rivière qui arrose la vallée. L'église ne se visite pas lors de notre passage (une constante regrettable de ce beau pays).

Eglise de Betws-y-Coed

(Eglise Ste Marie)

 

Comme nous ne sommes pas encore rassasiés de rando, de moutons et surprises, nous entamons une des balades que j'ai repéré dans le coin au départ de Betws-y-Coed et qui doit nous mener à travers les environs jusqu'à un monument mégalithique. Le programme est plutôt enthousiasmant.

Waterloo bridge (2)

(Waterloo Bridge, 1815)

 

Nous quittons donc le village, passons à proximité du Waterloo Bridge, un pont en fonte du début du XIXe s. et arrivons à l'hôtel indiqué sur mon descriptif. Jusqu'ici tout va bien. Et c'est là que les soucis débutent. Normalement, nous devons trouver un petit chemin qui grimpe à travers la forêt. Après moultes recherches, nous demandons au jeune homme qui balaie devant l'hôtel. C'est juste à côté de son établissement, par une volée de minuscules marches, que débute le chemin; ça commence bien. 

Hôtel où débute le chemin

(Hôtel)

 

Cette grimpette est vraiment ardue. Une fois parvenus en haut, on se trouve près de quelques fermes transformées en maisons particulières. Et là, ça se corse encore. J'ai un plan pourri et un descriptif franchement hasardeux, pourtant récupérés directement sur le site du parc national. Mais ce parcours aberrant nous fait emprunter de multiples parcs à moutons, qu'il faut traverser un peu au hasard, ne sachant trop vers quel bout du pré se diriger.

Parc à moutons (2)

(Des petits moutons mignons)

 

Chaque parc à moutons est fermé par une grille très bien faite, qui permet aux humains de passer tout en empêchant les moutons de s'enfuir. Hélas, parfois, les agriculteurs du coin ont fermé les passages et autres grilles par des barbelés. Tout donne l'impression que les autorités du parc national ont tout fait pour accentuer le côté bucolique de la promenade (alors que, nous nous en rendrons compte en revenant, en suivant les routes, on arrivait beaucoup plus vite et avec moins de difficultés à l'endroit voulu). Et que les paysans ont accepté du bout des lèvres de laisser le passage sur leur terrain, mais qu'ils en ont très vite eu ras le bol de voir passer les touristes au milieu de leurs moutons.

Parc à moutons (6)

(D'autres moutons mignons)

 

Si vous ajoutez à cela quelques terrains peu praticables et des panneaux incompréhensibles, vous aurez une idée de la difficulté que nous avons rencontré. Car en effet, dans ce pays, les chemins sont tous indiqués avec le même visuel. Quand, partout aillleurs - en France notamment - les indications des différents sentiers se font par différents codes (ronds bleus, croix jaunes, triangles rouges, etc), ici non: toujours le même logo, quel que soit le sentier. Très intelligent pour perdre le marcheur.

Capel Garmon, maison 1852

(Maison de 1852, Capel Garmon)

 

Finalement, nous parvenons au tout petit village de Capel Garmon, sur le territoire duquel se trouve le but de notre excursion. Nous y arrivons : perdu dans un parc à moutons (quelle surprise), mais entouré par une clôture, voici enfin la chambre funéraire que nous cherchons. Le lieu est nanti de panneaux explicatifs succincts en anglais et en gallois. Mais comme l'anglais, c'est trop difficile, je vous les mets en gallois, régalez-vous:

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(Ystaffel Gladdu Capel Garmon)

 

A priori on rapproche ce genre de tumulus avec ce qui se faisait dans le sud du Pays de Galles et sud-ouest de l'Angleterre. Il s'agit d'un ouvrage funéraire pré-celtique (vers fin du IIIe millénaire avant J-C), composée d'une chambre funéraire plus ou moins vaste et surmonté d'une grosse pierre (forme de dolmen). Au-dessus de la chambre, des pierres étaient entreposées en cairn (disparu depuis).

Chambre funéraire (28)

(Chambre funéraire de Capel Garmon, 2500-1900 av. J-C)

 

Le lieu est annoncé par un cromlech de petites pierres disposé en une vague forme de coeur. Je n'ai pas d'indication sur le pourquoi de ce cercle de pierres : simple marqueur, délimitation de chambres souterraines, enceinte sacrée?

Chambre funéraire de Capel Garmon

(Chambre funéraire de Capel Garmon)

 

En fait, c'est dans ce genre d'endroits, qu'on admire mais dont on ne comprend pas tout, que je mesure mon ignorance presque totale sur le néolithique en Europe occidentale, qui nous a pourtant laissé parmi les plus anciens monuments de l'histoire humaine.

Chambre funéraire (4)

(Chambre funéraire)

 

Une fois à l'intérieur, on comprend très bien l'organisation du plan, mais encore une fois il est bien difficile de se rendre compte de la façon dont étaient disposés les éléments : y'avait-il des offrandes? Où étaient les corps? etc... L'endroit est formidable et l'on a rarement l'occasion de voir un tel monument, mais le manque d'éléments explicatifs est criant.

Chambre funéraire (11)

(A l'intérieur de la chambre)

 

De ce que j'ai compris, le lieu n'a été "redécouvert" et fouillé qu'à la fin du XIXe s. Auparavant, il servait d'étable, ou du moins d'abri pour les animaux.

Chambre funéraire (15)

(Chambre funéraire vue du dessus)

 

Nous nous reposons quelques instants dans cet endroit, après la longue et pénible marche pour y parvenir, nous en profitons alors que le jour baisse petit à petit sur les collines environnantes. Les moutons se fichent complètement de notre présence.

Mouton

(Mouton et chambre funéraire)

 

Lors de notre retour - un peu moins rock'n'roll - vers Betws-y-Coed, nous tombons sur deux idiots d'agneaux qui se sont échappés de leur parc et ne parviennent pas à y rentrer. Les pauvres bêtes s'affolent et risquent de se blesser sur le grillage. Ils sont durs à attraper mais nous finissons par y parvenir. Et là, surprise : les petites bestioles tout agitées deviennent douces comme... des agneaux dès qu'on les tient dans nos bras. Ils ne se débattent plus et paraissent rassurés. Pour un peu ils ronronneraient.

Comme nous sommes gentils, au lieu de les embarquer chez nous, nous les rendons à leur mère.

Sauvetage d'agneau

(Gentil petit agneau)

 

C'est décidemment l'heure des animaux mignons et sympathiques. En repassant près des premières fermes du sentier, nous retrouvons le gros chien qui vient nous faire moultes gentilesses.

Gentil youki (2)

(Gentil le youki)

 

Nous sommes assez fatigués quand nous retrouvons Betws-y-Coed, mais nous prenons tout de même le temps de découvrir l'autre église de la ville, la vieille église St Michael et le cimetière attenant.

Vieille église de Betws-y-Coed (2)

(Eglise Saint Michael)

 

Le cimetière est intéressant : on y trouve des tombes anciennes, du milieu XIXe s., qui sont rédigées en gallois. Cela confirme ce que nous avions lu quelque part (sans doute à Saint Fagans) : le renouveau du gallois est beaucoup plus précoce que celui des autres langues régionales d'Europe, dès la fin du XVIIIe s.

Stèle en gallois, 1840

(Stèle rédigée en gallois, 1840)

 

Nous mangeons le soir dans l'un des rares pubs-restaurants de la ville et regagnons notre hôtel pour une nuit de sommeil un peu plus longue que les précédentes, une fois n'est pas coutume! Le lendemain, la dernière grosse étape de notre périple nous attends, avec un endroit hors du commun où nous essaierons de ne pas être juste des numéros...