Un jour comme ça, fin novembre 2013, on s'est dit: tiens, et si on allait à la Ménagerie du Jardin des Plantes histoire de se changer les idées et voir un peu à quoi cela ressemble? Comme souvent dans les zoos historiques, c'est une alliance agréable entre une architecture très particulière héritée du XIXe s. et la possibilité de voir des espèces rares loin de leur milieu d'origine.

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(Cabane en bois de style russe, XIXe s. (?))

 

Historiquement, la Ménagerie du Jardin des Plantes est l'héritière de la ménagerie implantée pour Louis XIV à Versailles. Créée sous le Directoire en 1794 sur proposition de Bernardin de Saint-Pierre, elle est également le deuxième plus ancien parc zoologique du monde (après celui de Schonbrünn). L'idée d'origine était de présenter les animaux dans un décor qui rappelle leur milieu naturel, suivant les théories rousseauistes très en vogue à l'époque.

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(Yack)

 

Alors certes, le décor était là - l'essentiel a été bâti entre 1802 et 1841 - mais les cages et enclos étaient abominablement petits, même pour ce qui se faisait dans la même période ailleurs. Il a cependant fallu attendre 1937 et la création du zoo de Vincennes pour que les plus gros animaux (éléphants, girafes, etc) soient déplacés et que la Ménagerie ne conserve plus que les espèces de plus petit format. Aujourd'hui, les cages ne sont pas plus grandes, mais la Ménagerie se consacre désormais à la conservation et la reproduction d'espèces rares et menacées. 

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(Grand Hocco)

 

Tout n'est sans doute pas parfait (certains animaux, les singes particulièrement, manquent énormément de place et sont très exposés) mais on est tout de même loin des visions terribles du début du XXe s. et un vrai effort a été fait sur la pédagogie. Même si, comme souvent, la plupart des enfants se contrefoutent des explications et préfèrent hurler et se moquer des animaux, sous le regard absolument passif des parents. Bref.

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(Nandou)

 

Hormis les quelques animaux "stars" sur lesquels je reviendrais, il y a beaucoup d'espèces intéressantes et qu'on ne voit que très rarement dans ce genre d'endroits. Le parcours est organisé de la façon la plus pertinente possible compte tenu des contraintes d'espace et de l'historicité du lieu.

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(Chouette de l'Oural)

 

Dans cet article, nous envisageons le parcours dans le sens inverse des aiguilles d'une montre (de droite vers la gauche).

Pour ce qui nous concerne, nous avons beaucoup apprécié la présence d'un certain nombre de rapaces nocturnes dans des volières individuelles malheureusement un peu exigües. Les zoos mettent rarement l'accent sur ce genre d'oiseaux et c'est regrettable. Outre leur beauté, le fait d'avoir plusieurs espèces provenant de continents et de milieux différents (Grand-Duc du Népal, Grand-Duc d'Europe et Chouette à Lunettes d'Amérique du Sud, Chouette Lapone) permet une comparaison entre les espèces.

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(Grand-Duc du Népal)

 

Les explications données par le petit cartel devant chaque cage sont succinctes mais de bonne qualité, mêlant agréablement les informations scientifiques et d'autres plus anecdotiques. 

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(Où l'on apprend entre autres que le Grand-Duc du Népal appartient à la famille des Strigidés)

 

Bien qu'imparfaitement abouti, on a tenté dans d'autres enclos un regroupement plus géographique, avec un grand espace sud-américain partagé entre les vigognes, les nandous et les maras.

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(Quand un nandou rencontre une vigogne)

 

Si le mot de mara vous évoque surtout une variété de fraise, sachez que c'est aussi le petit nom de ce gros rongeur appelé aussi Lièvre de Patagonie. A cause de la concurrence des lièvres européens, il est aujourd'hui quasi-menacé.

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(Mara ou Lièvre de Patagonie)

 

Disséminés un peu partout dans le parc, on trouve des pannonceaux consacrés à la "biodiversité en ville", ce qui est une initiative plutôt intelligente pour faire prendre conscience que les animaux exotiques c'est bien, mais que la nature "sauvage" et les espèces animales menacées ou non se trouvent aussi en plein Paris.

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(Panneaux explicatifs)

 

Je ne prendrai pour exemple que l'espace consacré aux chauves-souris, qui est assez significatif. Dans une sorte d'arbre-hutte dorment ces adorables bestioles, pendues la tête en bas, tandis qu'à l'entrée se trouvent plusieurs panneaux expliquent les moeurs des chauves-souris, leur comportement de chasse et comment favoriser leur installation près de chez soi. Avec un discours centré spécifiquement sur la situation particulière de l'Île de France.

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(La cabane des chauves-souris)

 

En outre, un sympathique petit dispositif permet à l'enfant curieux d'en savoir plus sur l'alimentation des deux espèces locales, la pipistrelle et la sérotine.

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(Médiation à destination du jeune public) 

 

Tout au bout des cages des chouettes et hiboux se trouve celle du chat de Pallas, une curieuse espèce de chat plutôt massif endémique à l'Himalaya et à la Mongolie, aujourd'hui menacé de disparition par la raréfaction de ses proies, principalement les marmottes et les pikas, qui sont largement chassés et empoisonnés. Si vous voulez savoir ce qu'est un pika, ça ressemble à ça (attention, c'est très mignon!)

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(Chat de Pallas)

 

Quand nous les avons vu, ces deux chats avaient l'air de se disputer la place dans la cabane pleine de paille, l'un refusant d'être délogé par l'autre.

Et pendant ce temps-là, plus loin, l'oryx d'Arabie était absent et un kangourou sautait.

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(Dynamisme d'un kangourou) 

 

Quelques grands bâtiments de prestige organisent l'espace de la Ménagerie, dont la Singerie, nous allons y venir. Mais juste un petit mot avant pour parler du renard corsac, un petit canidé tout mignon qui a daigné faire une petite seconde de pause et de pose pour ma photo, avant de retourner avec ses collègues courir frénétiquement dans tous les sens dans la cage! Pour information, cette bestiole très agitée vit de l'Ukraine à la Chine en passant par toute l'Asie centrale.

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(Renard corsac)

 

Passons à la Singerie, un très grand bâtiment en brique cerné d'une rotonde en verre et en acier, tout à fait impressionnante et bien pensée à l'origine, pour que les singes aient à la fois "accès" à l'extérieur et à l'intérieur et surtout qu'ils soient toujours visibles.

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(Singerie)

 

Si le bâtiment est magnifique, il faut avouer que j'ai toujours eu une certaine difficulté à supporter la vue des singes enfermés dans des cages, tant cela paraît une façon archaïque de procéder et tant ils ont toujours l'air dans un état avancé de dépression. Ne pouvait-on pas imaginer pour cette singerie le déménagement des singes qui s'y trouvent vers les grands espaces à l'air libre du zoo de Vincennes pour les remplacer par des espèces plus petites en taille comme des lémuriens ou des macaques?

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(Mangabey Noir)

 

On voit bien que tout a été mis en place et disposé de façon à ce que les singes soient le plus stimulé possible. Mais malgré l'attention apportée par la direction et les soigneurs, il paraît assez difficile de faire grand chose avec de telles conditions initiales. 

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(Il n'y a pas que dans les musées que les flash causent des dégâts...)

 

C'est d'autant plus terrible de voir qu'à l'intérieur, dans des espaces étroits bien loin des forêts denses qui sont leur milieu d'origine, se trouvent plusieurs orangs-outangs. Ces grands singes, qui sont parmi les plus proches cousins de l'espèce humaine, me paraissent ne pas avoir leur place ici, malgré leur statut d'icône du zoo. Mais il est vrai qu'il y a derrière des logiques financières et qu'un zoo sans éléphant, sans girafe, sans rhinocéros, sans grands singes et sans pandas attirera moins...

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(Orang-Outang de Bornéo)

 

La tristesse est amplifiée quand on voit la pauvre vieille femelle (qui est morte depuis notre passage) somnoler péniblement dans son nid, en dépit des cris des enfants et des remarques débiles des uns et des autres.

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(Orang-Outang de Bornéo)

 

Malgré le spectacle impressionnant d'un orang-outang qui se tient debout, ce qui lui confère l'allure d'une sorte d"homme sauvage" très poilu, nous ne nous attardons guère, tant les autres visiteurs nous insupportent. Juste un petit coup d'oeil pour la médiation, comme toujours assez intelligemment pensée.

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(Comment expliquer très rapidement que l'Homme ne descend pas du singe mais qu'ils ont un ancêtre commun)

 

Sortant de là, nous tombons sur deux capybaras en train d'étancher leur soif. Ce gros rongeur aquatique d'Amérique du Sud est un animal assez peu menacé et très sociable.

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(Capybaras)

 

Dans tous le secteur autour de la singerie, ce sont divers ovins, bovins et autres ruminants du sous-continent indien qui ont été acclimatés. La plupart ont des noms assez peu connus: Takin (sorte de gnou de l'Himalaya), Nilgaut (antilope indienne), Goral (petite chèvre himalayenne), Bharal (mouton de l'Himalaya), Markhor (une chèvre aux cornes torsadées balèzes), etc... Je vous évite les photos car la plupart ne sont pas terribles (on ne voit les animaux que de loin). A la place, je vous laisse admirer l'architecture très spéciale de ce coin du parc.

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(Un peu d'architecture)

 

L'animal le plus rare qui soit présent dans le zoo se trouvent entre toutes ces bestioles des montagnes : il s'agit du mythique cheval de Przewalski. Ce petit cheval dont on trouve les représentations sur certaines grottes ornées de la Préhistoire était considéré comme disparu jusqu'à ce que l'explorateur russe d'origine polonaise Nikolaï Przewalski le redécouvre en 1879. Bien entendu, après une telle découverte des derniers troupeaux de chevaux sauvages du monde, on s'est empressé de les chasser tant et si bien qu'au début du XXe s. les derniers spécimens vivants, soit 13 individus, furent confiés à des zoos pour tenter de les sauver. Ce qui marcha plutôt bien au point qu'on a pu en réintroduire quelques petites centaines dans la nature. Bien sûr, avec un si petit groupe de départ pour reconstituer l'espèce, les chevaux souffrent d'une très forte consanguinité... On tente actuellement de les faire diverger en isolant de petits groupes afin de réduire cette consanguinité. 

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(Cheval de Przewalski)

 

Il est vrai qu'après avoir vu un animal devenu aussi rare, les autres, si intéressants soient-ils, paraissent d'un commun! 

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(Faisan de Lady Amherst)

 

Bon, à vrai dire, leur rareté et la menace qui pèsent sur leur espèce est vraiment très variable, mais si les quelques uns dont nous croisons le chemin ensuite ne sont pas forcément tous fréquents dans nos contrées, les menaces sur l'espèce sont mineures. C'est le cas du faisan de Lady Amherst, un proche cousin tibétain du faisan de nos forêts, avec lequel il s'hybride facilement.

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(Dromadaire)

 

Les statuts de conservation réservent parfois des surprises, ainsi si le dromadaire, totalement domestiqué et utilisé en abondance, ne fait l'objet d'aucune mesure de surveillance, il n'en va pas de même du cygne noir, pourtant assez commun, qui est classé comme "préoccupation mineure".

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(Cygne noir)

 

C'est également le cas de l'autruche, peu menacée pour l'instant. La Ménagerie en abrite un couple qui semblait bien agité lors de notre visite.

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(Autruche)

 

A ce moment de la visite, on arrive au second lieu incontournable de la Ménagerie: la Fauverie! Le bâtiment est superbe, dans le plus pur style Art Déco.

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(Fauverie)

 

L'entrée en jette pas mal par sa hauteur et son côté "expo coloniale". Je me demande d'ailleurs ce qui est passé par la tête du commanditaire et/ou de l'artiste quand il s'est dit que pour bien marquer le coup, l'entrée d'un lieu consacré à la conservation des fauves devait arborer sur son fronton une scène montrant des "sauvages" mal définis de retour de la chasse au puma (?)...

 

 

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(Entrée de la fauverie)

 

Comme souvent dans ce genre d'endroits, on y voit des animaux magnifiques qui ont la manie de faire les cent pas à toute vitesse. Autant dire que, quand on a pas de Reflex, ça donne des photos très très dynamiques...

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(Je vous jure que c'est une Panthère Longibande)

 

Ou alors, il faut se concentrer sur l'un de ces gros chats en train de faire une petite sieste, ce qui est assez fréquent aussi.

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(Panthère des Neiges)

 

A la fois plus calmes et moins fatigués, on trouve dans la partie extérieure vitrée de la fauverie des jaguars ainsi que des caracals, ces magnifiques cousins africains et plutôt gros du chat domestique.

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(Caracals)

 

A la sortie de la fauverie, nous passons devant deux oiseaux considérés comme "vulnérables": le très grand casoar à casque et la plus modeste outarde houbara d'Asie, un oiseau migrateur qui nidifie en Asie centrale et passe l'hiver dans la péninsule arabique.

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(Outarde houbara d'Asie)

 

Au-delà, dans une sorte de recoin à l'écart du circuit principal, se trouve un petit bâtiment, sorte de nurserie-infirmerie pour l'élevage des espèces rares. On y trouve pas mal de cages, de couveuses et du matériel scientifique. Lors de notre passage, à l'exception d'un petit oiseau souffreteux et curieux, il n'y avait aucune autre présence. Dommage, car l'endroit aurait mérité un peu plus d'explications. 

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(Un oiseau indéterminé)

 

Le chemin nous fait passer ensuite entre deux séries de petites volières. Les unes sont pour les aras et autres perruches.

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(Ara de Buffon)

 

Les autres sont pour des oiseaux moins colorés mais tout aussi fascinants : les vautours, dont certaines espèces très gravement menacées comme le Vautour de Pondichéry ou le Percnoptère. La préoccupation est beaucoup moins forte pour d'autres espèces, comme le Vautour Pape avec le curieux aspect que lui donne sa tête colorée et pleine d'excroissances.

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(Vautour Pape)

 

Les vautours de l'Himalaya eux sont également loin d'être menacés de disparition. C'est ce type de charognard, très proche des vautours fauves de France, qui dépèce les morts laissés à l'air libre au Tibet dans les funérailles traditionnelles.

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(Vautour de l'Himalaya)

 

Nous repassons près de la rotonde qui forme une sorte de rond-point après l'entrée principale. Construite sous Napoléon Ier, son plan reprendrait la forme d'une rosette de la légion d'honneur. Aujourd'hui elle sert de hall d'exposition mais était alors fermée.

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(Rotonde)

 

Depuis là, nous remontons pour finir la visite du zoo. Nous tombons sur deux élégants bâtiments: la nouvelle faisanderie, aujourd'hui consacrée à divers petits mammifères et oiseaux et un autres consacré aux gros reptiles.

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(Nouvelle faisanderie)

 

C'est là que l'on peut voir des ibis rouges et d'adorables mangoustes jaunes d'Afrique du Sud, qui se mettent en posture de guet au moindre bruit. La différence entre une mangouste jaune et un suricate, qui vit dans le même milieu, est assez légère, il faut bien le remarquer.

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(Mangouste jaune)

 

L'espace des reptiles est une sorte d'affreux caldarium où règne une chaleur moite qui doit se situer autour des 35°C et des 95% d'humidité. A tel point que je n'ai pu prendre que très très peu de photos, car mon appareil s'était totalement embué et a mis plusieurs minutes une fois sorti de là pour évacuer l'humidité installée dans son objectif. Nous sommes passés assez rapidement dans cet endroit où ne logeaient pourtant que très peu de serpents (mais des gros) ainsi que des crocodiles, des tortues et des iguanes.

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(Iguane Vert)

 

Non loin de là se trouve le vivarium, où je passe - seul malheureusement - assez rapidement. On peut y voir pas mal d'espèces de serpents, mais aussi de grenouilles et autres batraciens, ainsi que certains insectes impressionnants. Juste en face, on trouve toute une colonie de flamants roses.

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(Flamants roses)

 

La volière, qui se trouve non loin de l'entrée vers laquelle nous nous dirigeons, est sans doute l'un des édifices les plus remarquables de la Ménagerie: la Grande Volière, édifiée par Milne-Edwards en 1888 pour l'Exposition Universelle de 1889.

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(Grande Volière)

 

Toujours en usage, la volière permet de se balader au milieu des oiseaux le long d'un parcours qui permet de ne pas trop les déranger. C'est bien pensé même s'il faut bien avouer qu'on voit assez mal les différentes espèces qui sont sensées être présentes, à l'exception des grues couronnées.

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(Grues couronnées grises)

 

Mais il est vrai que la beauté de l'architecture et la façon dont la végétation s'en mêle compense la quasi-absence des oiseaux.

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(Grande Volière)

 

C'est ainsi que s'achève notre visite à la Ménagerie, avec un petit coucou pour un animal bien peu exotique qui était pourtant devenu très rare et qui a été sauvé presque miraculeusement: le baudet du Poitou, âne rustique s'il en est, qui avait quasiment disparu dans les années 1950-1960 car devenu inutile à cause de la mécanisation agricole.

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(Baudet du Poitou)

 

Alors j'ai dit que la visite était finie, mais ce n'est pas tout à fait vrai. Car, juste à côté de l'entrée, se trouve deux petites fosses pleines d'arbustes et de rondins pour grimper dedans. Et je préfère prévenir les âmes sensibles, car attention, il y a du TRES MIGNON dans les photos qui vont suivre. Car les deux fosses abritent respectivement des binturongs, adorables "chats-ours" de Malaisie et - star incontestée de la Ménagerie - des petits pandas!

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(Binturong)

 

Alors le panda roux, ça n'a pas grand chose à voir avec le grand panda, à l'exception de son régime alimentaire: bambou matin, midi et soir. Et il faut bien avouer qu'en voir "en vrai" qui jouent et crapahutent dans leurs immense arbre à chat, c'est quand même particulièrement adorable! Je vous laisse sur ces images pleines de poils et de mignoneté.

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(Panda roux)

 

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(Panda roux, de dos)

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(Il y en a plein!) 

 

Pour le prochain billet, on part au pays de tous les pandas : la Chine!